EXTRAIT DE NOTRE PROJET DE SOCIETE EN 14 POINTS
1 - En finir avec la corruption et rétablir la justice
- Mettre en oeuvre tous les moyens de l’État et toutes les procédures internationales possibles, notamment la saisine de la Cour Pénale Internationale, pour juger Ben Ali et tous les complices qui échappent encore à la justice tunisienne.
- Traiter de façon prioritaire et publique les vrais dossiers de corruption, déclencher et accélérer les poursuites contre les corrupteurs et corrompus encore en liberté et récupérer tous les biens mal acquis.
- Créer un guichet 1 unique « anticorruption et abus de pouvoir» pour déclarer et dénoncer les actes de corruption et tout acte d’abus des fonctionnaires.
2 - Limitation des dépenses de l’État : un Etat exemplaire et économe
- Réduction du budget de la Présidence de la république, et interdiction absolue de tout avantage accordé à sa famille et à ses proches.
- Toute augmentation de la rémunération du Président de la République et/ou augmentation du budget de la Présidence sera soumise à un vote aux deux tiers de l’Assemblée nationale.
- Tous les palais de la République autres que celui de carthage, reviendront aux différents Gouvernorats qui en feront des lieux de culture et de loisirs.
- Suppression du Sénat.
- Maitrise des dépenses des ministères.
- Adoption de la gestion par objectifs dans l’Administration et les entreprises et établissements publics.
3 - Liberté et dignité au coeur du projet civilisationnel tunisien
- Inscrire les droits fondamentaux du citoyen, l’égalité homme femme, la liberté de presse, les libertés publiques et individuelles, et la séparation de la religion et du politique au premier rang de la Constitution, en tant que principes fondamentaux de la République.
- Renforcer l’indépendance2du Conseil Constitutionnel pour prémunir le pays contre toute tentative de manipulation politico-juridique.
- Assurer aux juges leur indépendance et un traitement digne.
- Liquidation de l’ATCE après traduction des coupables de la dilapidation des deniers publics devant la justice. Mettre fin au détachement de ses agents.
- Insérer dans la constitution la liberté de la presse dans le cadre d’un code de déontologie et l’indépendance des médias. Consacrer le droit du citoyen à une information fiable et instantanée.
- Autoriser les radios privées qui ont contribué à la révolution et mettre en exécution la décision relative à l’élection des comités de rédaction de la presse écrite.
- Négocier fermement avec les pays qui imposent aux Tunisiens un visa, demander une facilitation très importante de la procédure d’octroi du visa.
- Nous oeuvrerons pour :
* renforcer les droits de la femme et son rôle au sein de la famille.
* La levée des réserves relatives aux droits de la femme dans tous les traités ratifiés par la Tunisie.
- Pour être solidaire envers les familles les plus nécessiteuses, mise en place de :
* carnets de santé,
* allocations mensuelles,
* allocation pour la rentrée scolaire,
* généralisation de la couverture sociale pour les gens de maison
* création de «Beyt Echaab» : Caisse d’entraide nationale
* Mise en place d’une carte de transport public à tarif réduit.
- Préserver la dignité des handicapés en assurant leur qualification professionnelle et en facilitant leur intégration. Les associer pleinement dans le choix des politiques et programmes futurs qui répondent à leurs attentes.
4 - Sécurité : Un Etat garant de la sécurité nationale et des forces de sécurité aux services des citoyens.
- Professionnalisation de l’armée, modernisation et amélioration importantes des conditions de vie des militaires.
- 27000 nouvelles recrues dans les corps de sécurité.
- Amélioration de la coopération, des conditions de travail et de vie des différents corps de sécurité : armée, police, garde nationale, protection civile, douanes, police des frontières et police municipale.
- Nomination immédiate des compétences aux postes de décision du ministère de l’Intérieur.
- Réorganisation technique, formation nouvelle (nouvelle charte du policier) et augmentation des effectifs de tous les corps de police.
- Créer un nouveau corps de sécurité : la «police citoyenne» chargée de faire respecter la propreté (amendes conséquentes), l’environnement, la liberté, le respect et la sécurité des citoyens et des visiteurs de la Tunisie.
5 - Emploi et économie : L’Etat au service des entreprises et libération des énergies créatrices d’emploi.
- Mesures de sauvegarde économique immédiatement applicables par la création de 150 000 emplois sur des critères vérifiés et contrôlés.
- Pour une redistribution des richesses plus équitable :
* en taxant les plus-values immobilières et foncières (quand il ne s’agit pas de la résidence principale).
* en réformant les tranches de l’IRPP pour exonérer les faibles revenus et ainsi augmenter leur pouvoir d’achat et leur revenu disponible.
- Pour refaire passer l’économie créatrice de valeur devant la spéculation financière et immobilière, nous baisserons l’impôt sur les sociétés pour les entreprises qui réinvestissent intégralement leurs bénéfices et l’augmenterons pour celles qui privilégient les dividendes des actionnaires.
- Mise en place d’un véritable « Small Business Act » pour permettre à l’ensemble des PME-TPE tunisiennes de participer aux marchés publics.
- Redynamiser le cadre juridique des SICAR et mettre en place un cadre juridique et fiscal pour les « Business Angel ».
- L’émission d’un Emprunt national révolutionnaire destiné à l’ensemble des acteurs économiques tunisiens en Tunisie et à l’étranger.
- La privatisation des actifs repris à l’ancien régime et le désengagement partiel des sociétés publiques à caractère non stratégique.
- Réforme du secteur bancaire et financier en développant la microfinance et en réduisant les barrières à l’entrée sur le marché bancaire.
- L’industrie manufacturière en perte de vitesse technologique nécessite une présence forte de l’Etat et du privé moyennant des ressources en termes de recherche scientifique (statut de chercheur à renforcer et réforme du cadre juridique de la propriété intellectuelle ainsi que réforme du Conseil supérieur de la recherche), de savoir-faire et d’investissement technologique (énergies renouvelables, exploitation high-tech des carrières, géothermie, etc..).
- Sortir la Tunisie de la logique de sous-traitance en misant sur le développement du secteur des services, en particulier les services à grande valeur ajoutée fondés sur le savoir et l’intelligence. Politiques incitatives de l’investissement privé dans le domaine des TIC mais aussi par la conversion de certaines activités en perte de vitesse.
- Une politique d’attractivité des IDE en Tunisie pour pouvoir profiter du volet technologique. Dans ce domaine, nous proposons des incitations discriminantes en fonction du contenu technologique de l’IDE et ses effets d’entraînement sur l’économie, mais aussi en fonction du lieu d’implantation et du volume de création d’emplois.
- Encouragement substantiel pour la promotion du logement écologique.
- Gratuité de l’énergie au foyer par l’intermédiaire d’un Plan national pour la promotion des énergies renouvelables (solaire, éolienne) produites directement par les privés.
- Lancement d’un programme national « Maskén karim lil jamii » avec la construction de 10 000 logements sociaux de bonne qualité par an pendant 5 ans soit 50 000 logements.
- Dans le domaine du tourisme, la Tunisie est un pays lowcost. Le tourisme doit monter en gamme, parfaire sa sécurité tout en se généralisant sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les régions de l’intérieur. Par ailleurs, une grande réforme devrait être mise en application pour résoudre les principaux problèmes du tourisme, à savoir la saisonnalité et le manque de qualification.
Les nouvelles formes de tourisme (tourisme écologique, tourisme de randonnées historiques, tourisme culturel (organisation de missions archéologique d’amateurs sous l’égide et le contrôle de l’INP), tourisme de shopping (vulgariser la détaxe), tourisme chez l’habitant (chambres d’hôtes, gîtes, etc.) serontaussi prises en compte et valorisées.
- Plan « Amilcar » de sauvegarde et d’amélioration de tout le secteur public. Application d’une « révolution administrative » pour assurer la fiabilité et l’efficacitédu service.
6 - Développement régional : décentralisation et égalité des soutiens et des investissements gouvernementaux
- Création de Parlements régionaux démocratiquement élus disposant d’un budget propre, avec présence obligatoire du Président de la République une fois par an.
- Pour rapprocher l’administration de tous les Tunisiens et particulièrement des ruraux : la création de « DAR AL IDARA », sur le modèle du guichet unique. Cette administration permettra aux citoyens, dans un seul lieu, de faire l’essentiel de leurs tâches administratives (CNAM, état civil, Poste, recette des finances, etc.)
- Désenclaver les régions par un plan d’infrastructures quinquennal :
* Un plan « Infrastructures de transport »
** Notre priorité sera axée sur le transport ferroviaire qui permet un réel désenclavement des régions, qui utilise une énergie propre et surtout qui permet de réduire les temps de trajet. Nous développerons ainsi un réseau ferroviaire intégré sur l’ensemble du territoire pour le transport des personnes et des marchandises. Création de trois ports secs dans les zones non côtières. Nous mettrons à niveau les infrastructures existantes avec notamment la réhabilitation des lignes ferroviaires Tunis-Kasserine et Gabès-Kairouan.
**Extension du réseau autoroutier avec l’autoroute Gabès-Frontière Libyenne et l’autoroute Bousselem-frontière algérienne
** Lancement des études pour deux autres axes autoroutiers (autoroute Kairouan - Sidi Bouzid- Kasserine- Gafsa et autoroute du dorsal ouest (Jendouba, Kef, Gafsa).
* Un plan « Infrastructures technologiques » comportant notamment la création d’espaces technologiques et le renforcement et la modernisation
des réseaux de télécommunication. Ce plan vise à développer l’infrastructure industrielle et technologique à travers la réalisation de 50 zones industrielles, 20 pôles et complexes de compétitivité, 300 000 m2 de bâtiments industriels. Nous créerons un pôle d’activité à Zarzis et une zone de libre-échange à Ben Guerdane.
* Un plan « Eau, énergie et croissance verte » : Mobilisation des ressources en eau, amélioration de l’accès en eau potable dans le nordouest et développement de stations de dessalement dans les villes du sud.
Investissement dans le secteur de l’énergie avec :
- xCréation du cadre « d’expatrié régional » avec des avantages fiscaux et sociaux importants (Brut pour net).
- Décentralisation de grands établissements publics et organismes liés aux régions.
- Développement municipal : nous lancerons un programme national d’appui au développement intégré local.
7 - Constitution : les fondations d’un Etat fort et pérenne
- Régime républicain avec séparation stricte des trois pouvoirs.
- Disposition constitutionnelle : Un seul mandat présidentiel de 5 ans.
* Régime présidentiel modéré avec un mandat unique de 5 ans pour éviter toutes les manipulations électoralistes, l’accaparement du pouvoir par les mêmes personnes, la voracité de l’entourage et le phagocytage de l’Etat.
- Dispositions spéciales pour l’Assemblée constituante :
* Une durée maximale de six mois pour l’élaboration de la Constitution qui sera soumise à un référendum avant sa ratification.
* Aucune immunité ne pourra être votée par la Constituante.
8 - Agriculture - Objectif : autosuffisance alimentaire, valorisation des produits et promotion des produits à l’export
- Donner à l’agriculture et aux agriculteurs la place qu’ils méritent dans l’économie tunisienne en commençant par considérer ces derniers comme des entreprises et des opérateurs économiques à part entière et de premier ordre.
- Placer l’agriculture dans un contexte de libre marché, sans interventionnisme de la part de l’Etat sur les prix, et tout en assurant une rentabilité honorable à l’entreprise et à l’entrepreneur agricole.
- Assurer l’autosuffisance alimentaire grâce au potentiel exceptionnel de l’agriculture tunisienne et en révisant toute la politique d’encouragement et de recherche scientifique.
- Mettre à plat le Code des investissements agricoles et les mesures incitatives à l’investissement, en particulier :
* La révision des subventions aux investissements en les augmentant, qu’elles soient dans un cadre général ou dans un cadre régional (par similitude aux incitations accordées au secteur industriel et touristique).
* L’augmentation des subventions accordées à la création de sociétés de services regroupant les entreprises et entrepreneurs agricoles autour de prestations de première transformation, de conditionnement,
de commercialisation mais aussi de formation et d’assistance.
- Donner à la recherche scientifique agricole la place qu’elle mérite et la place qu’elle doit avoir, d’autant plus qu’il existe de très riches bases de travail :
l’Institut National Agronomique de Tunis, institution créée en 1898 et l’EcoleVétérinaire.
- Restructurer les Groupements interprofessionnels actuels et permettre à ces outils d’être une émanation des entrepreneurs agricoles euxmêmes.
Centre dont le rôle extrêmement important pourrait être la régulation des marchés par secteur, ce qui éliminerait ainsi l’interventionnisme de l’Etat sur les prix. Ces groupements peuvent également déboucher sur les centres techniques interprofessionnels, outils de recherche et d’assistance efficaces.
- Attribuer à l’Etat son vrai rôle de locomotive en assurant par exemple :
* La création de zones agricoles aménagées à DISTRIBUER aux paysans comme cela a été fait juste après l’Indépendance en 1957, 1958 et 1959 dans la basse vallée de la Medjerda par l’Office de la Medjerda.
Il faut savoir que l’Etat possède plus de 3,5 millions d’hectares de terres inexploitées qui peuvent représenter aujourd’hui une solution immédiate au problème du chômage.
* En acheminant les eaux du nord vers les régions du centre et du sud où de grandes superficies de terres légères sont parfaitement appropriées à l’arboriculture.
* En lançant un programme de développement agricole dans les gouvernorats de Gabès et Gafsa.
- Entamer une politique qui aboutirait à faire disparaître la caisse de compensation.
Cette réforme ne peut se faire que sur du long terme.
- Distribution des terres domaniales avec un contrôle annuel de fiabilité (performances).
A un terme de 3 à 5 ans, si l’agriculteur respecte son cahier des charges, une concession de 25 ans lui sera accordée avec possibilité d’achat définitif.
- Développer les premiers niveaux de transformation locaux pour la valorisation des produits.
9 - Education: un nouveau pacte éducatif pour un enseignement de qualité
- Le droit à une éducation publique obligatoire et gratuite pour tous les enfants de 6 à 16 ans.
- La gratuité totale des fournitures, des uniformes et des manuels scolaires pour tous les enfants tunisiens issus de familles nécessiteuses.
- La culture et le sport au coeur de l’École car c’est le vrai moyen pour lutter contre les inégalités et permettre à l’École de jouer un rôle citoyen.
- Faire de l’école un lieu de savoir, d’apprentissage, de découverte et d’épanouissement.
Pour cela l’école ne doit plus fermer ses portes, elle doit devenir un lieu de vie, de recherche, d’innovation et de créativité.
- Donner une flexibilité financière, organisationnelle et pédagogique aux établissements scolaires, aux directeurs d’établissements et aux professeurs afin qu’ils puissent gérer l’institution de manière plus efficace et au cas par cas.
- Créer un Comité Régional d’Education par gouvernorat formé par des professeurs, pédopsychiatres, parents d’élèves, élus municipaux…etc qui prenne en charge l’encadrement des élèves en difficultés scolaires, le planning des activités extra scolaires, la vie associative et qui aide à la décision.
- Introduire l’enseignement des langues étrangères (français, anglais) dés la première année du primaire (et d’autres langues : espagnol, chinois par exemple dés le collège) et favoriser les programmes d’échanges culturels entre pays.
- Réhabiliter les jardins d’enfants publics et les multiplier pour les enfants âgés entre 3 et 6 ans et rattacher ces institutions au Ministère de l’éducation pour garantir une prise en charge pédagogique adéquate de la petite enfance.
- Revaloriser la formation professionnelle dans tous les établissements, la redynamiser et augmenter significativement au collège l’enseignement des nouvelles technologies en les centrant sur les métiers, afin de permettre aux élèves de choisir des voies professionnelles par intérêt et non par défaut.
- Redéployer la formation vers les besoins de l’économie afin de répondre efficacement aux besoins du marché de l’emploi en associant les entreprises au Conseil Pédagogique des centres de formation.
- Revaloriser le rôle de l’enseignant et lui redonner une place de choix dans le processus d’apprentissage et lui assurer une formation continue et un encadrement de qualité afin d’avoir des pédagogues qualifiés qui réconisent une ouverture culturelle universelle.
- La création d’une Haute Commission des Programmes Pédagogiques qui s’assure que les propositions innovantes du corps enseignant soient intégrées au programme.
- Initiation à la citoyenneté et à la vie politique.
- Développement des capacités de communication. Chaque établissement d’éducation disposera d’un journal et d’un site internet.
- Développement des cours de sensibilisation aux grands risques (santé et désastres naturels).
- Mise en place de cours de soutien et de crèches gratuits au sein même desécoles.
10 - Un système de santé de proximité, moderne et efficace
- Accès gratuit aux soins sans aucune contrainte ni condition à tous les Tunisiens
- La santé est un droit pour tout Tunisien :
* égalité face à la maladie
* obligation de préserver la dignité du malade face à la maladie
- Humanisation des services de soins de la Santé publique :
* Humaniser l’accueil médico-administratif
* Améliorer substantiellement les environnements intérieur et extérieur des structures de soins.
- Décentralisation des services de santé avec la CREATION DE CONSEILS REGIONAUX DE SANTE dans chaque gouvernorat composés de députés locaux, du Directeur régional de la santé, du Directeur de groupement de santé de base, des Présidents des comités médicaux, des Présidents des Conseils de santé, du Président du Conseil de l’ordre régional. Leur mission :
* Evaluer la situation de la santé dans la région
* Proposer des solutions aux insuffisances relevées
* Fixer les objectifs de santé dans la région
* Financement mixte (Etat et région)
* Se réunit au moins une fois/trimestre
* Atteindre l’égalité des soins pour tous les citoyens
* Rationaliser les ressources humaines et les structures hospitalo-universitaires et sanitaires
* Réduire les coûts de santé
- Pour les soins palliatifs, en plus du côté technique, nous souhaitons la mise en place d’équipes complémentaires de médecins comprenant les généralistes et les spécialistes suivants : cardiologie, chirurgie, orthopédie, neurologie, gynécologie, radiologie, anesthésie. Afin de répondre au besoin urgent des populations régionales, il faut mettre en place immédiatement des équipes composées de 3 médecins par spécialité afin de garantir une présence optimale.
- Dans le secteur paramédical, on constate qu’il nécessite clairement une augmentation du nombre d’intervenants, à savoir : infirmiers spécialisés, aides soignants, sages-femmes, instrumentistes. Nous recommandons d’atteindre le ratio standard de 3 infirmiers pour 15 malades.
- Au niveau des hôpitaux publics, les services de consultations en externe souffrent grandement d’un manque de médecins. Le nombre de ces derniers devrait être multiplié par deux pour répondre effectivement au besoin des citoyens et désengorger les services.
- Le nombre d’intervenants dans le secteur paramédical sera multiplié par trois sur les 24 mois à venir, et la CNAM recrutera 250 à 300 médecins de toutes les spécialités.
- Nous créerons 7150 postes d’emploi (3600 emplois de médecins spécialistes et généralistes, 1625 compétences médicales à l’étranger et 1925 dans le paramédical).
- Nous oeuvrerons a améliorer sensiblement l’accès aux médicaments essentiels.
11 - La jeunesse, la seule vraie richesse du pays
- Lancement d’un « programme national pour l’entreprenariat des jeunes diplômés ». Sélection annuelle de 500 projets de jeunes diplômés qui bénéficieront de crédits garantis par l’Etat (Fond National de Garantie) et sans obligation d’autofinancement. Les étudiants en fin de cycle, encadrés par leurs professeurs, pourront élaborer leur plan d’affaires au sein d’une entreprise d’accueil.
- Obliger l’État à réaliser un minimum d’infrastructures sportives dans toutes les communes de la République.
- Inclure dans le cahier des charges des promoteurs immobiliers l’obligation de réaliser des infrastructures sportives et culturelles en rapport avec la tailledu projet.
- Accorder aux jeunes, durant la basse saison, une remise importante dans tous les moyens de transport et tous les hôtels de la République.
- Favoriser les conventions entre les hôteliers et le ministère de l’Enseignement supérieur pour transformer les unités touristiques fermées en hiver en centres d’hébergement, de loisirs et de culture durant la saison universitaire.
- Faire de la « Carte d’étudiant » un véritable « passeport » pour les jeunes, leur garantissant, outre les droits déjà acquis, des remises importantes sur une liste de produits spécifiques et l’accès gratuit aux musées.
- Crédits spéciaux à très long terme et à « taux zéro » pour l’achat du premier logement des jeunes couples.
- Suppression des timbres de voyage pour les jeunes de moins de 25 ans.
- Développement de la culture associative et citoyenne en organisant tous les ans « Le Village Global associatif » (rencontre internationale des associations oeuvrant sur tous les thèmes du développement humain). Lier cet événement avec les programmes touristiques et culturels.
12 - Culture et loisirs : révolution culturelle, vulgarisation et valorisation du patrimoine.
- Promouvoir, par tous les moyens médiatiques publics et privés, la grandeur de l’histoire, de l’art et de la culture.
- Assurer des passages médiatiques gratuits pour toutes les manifestations culturelles sur toutes les chaînes télévisées. Mettre à la disposition des artistes tunisiens les grands espaces publics des villes.
- Tout ce qui concerne l’art et la culture doit être exonéré d’impôt avec, en contrepartie, une mise à disposition gratuite (à définir de façon objective) au bénéfice du peuple ou du prestige du pays (expositions à l’étranger).
- Introduire de façon importante l’art et la culture dans les lieux d’enseignement pour que chaque classe, quel que soit le niveau, organise en cours d’année son propre spectacle (chant, théâtre, cinéma, bande dessinée, etc.) avec la présence des familles.
- Utiliser avec diligence les fonds internationaux pour la promotion de la Culture et des Arts pour qu’ils profitent directement aux artistes.
- Faire participer les étudiants à la mise en valeur du patrimoine tunisien à tous les niveaux : fouilles archéologiques, restauration de monuments, expositions, etc.
- Construire « La cité des artistes » : financer un ensemble immobilier à affecter aux artistes tunisiens nécessiteux qui ont contribué au rayonnement culturel de la Tunisie.
- Revoir toute la gestion du ministère de la Culture dans le sens d’une priorité absolue : la productivité culturelle.
- Planifier de façon fiable et économique la gestion annuelle des Maisons de la Culture en impliquant artistes, universitaires, étudiants et citoyens de façon substantielle.
Propositions diverses extraites du programme :
- Faire du bâtiment actuel du ministère de l’Intérieur un lieu de mémoire avec, dans les sous-sols, un« Musée de la dictature » pour que jamais le peuple tunisien n’oublie ce qui s’est passé. Déplacer le ministère de l’Intérieur dans les nouvelles zones sensibles de la ceinture de Tunis.
- Faire de l’immeuble de l’ex-RCD « la maison des associations », affecter des bureaux à chaque association qui le demandera. Nous souhaitons faire des associations et des organisations de la société civile un réel contre-pouvoir.
- Faire de la nouvelle Maison de la Culture (avenue Mohamed V) une véritable « Agora de l’Art » ouverte à tous. Jumelage avec toutes les fondations mondiales culturelles et artistiques.
- Aménagements de parcs de loisirs et de programmes culturels développés avec la participation citoyenne : théâtre, musique, cinéma, foires, etc., dans toute la République.
- Plan technique de «Réalité augmentée» appliqué aux sites archéologiques majeurs de la République avec l’apport d’entreprises spécialisées et des écoles des beaux-arts, d’architecture et des Arts et métiers.
- Faire participer positivement toutes les écoles et universités à la vie artistique et culturelle du pays.
- Promouvoir les échanges internationaux des expériences artistiques de la jeunesse.
13 - Adapter la diplomatie tunisienne à la puissance de la Révolution
- Le 14 janvier a donné à la Tunisie un prestige international édifiant. Notre diplomatie doit être à la hauteur d’une responsabilité désormais mondiale et jouer un rôle moteur sur l’ensemble de la scène mondiale et aux Nations-Unies.
- Nous militons pour un Grand Maghreb concret et pour en finir ainsi avec la diplomatie déclarative. Nous souhaitons entamer de façon volontariste l’harmonisation des législations des pays de l’UMA et des programmes d’enseignement.
- Parmi les nombreux accords signés par la Tunisie, l’Accord d’Association avec l’Union Européenne est le plus cohérent. Ceci n’est pas le cas de nos accords avec les pays arabes. L’impact des ces accords reste limité et ceci s’explique en partie par les insuffisances même de ces accords. Le manque de cohérence entre les divers accords signés au niveau plurilatéral (e.g. Ligue Arabe) et au niveau bilatéral avec des pays qui sont aussi membres de la Ligue Arabe en est une illustration. Nous proposons alors plus d’harmonisation des accords commerciaux avec tous nos partenaires.
- Union européenne : la dimension méditerranéenne historique de la Tunisie et sa nouvelle dimension révolutionnaire lui offrent la possibilité d’obtenir le statut avancé.
- Cause palestinienne : la nouvelle donne démocratique offre à la Tunisie le moyen de soutenir la Palestine avec vigueur et sincérité. C’est dans cet esprit que le Président Mahmoud Abbas a accordé à notre parti la primeur lors de sa première visite en Tunisie post révolutionnaire.
- Afrique : Mandela a dit : « L’Afrique a besoin d’une nouvelle Carthage ». La Tunisie a désormais le prestige nécessaire pour recouvrer son rôle de reine de l’Afrique. Nous devons développer très substantiellement les relations commerciales et économiques avec l’Afrique qui doit devenir, dans les dix prochaines années, un des principaux partenaires économiques de la Tunisie.
14 - Un programme ambitieux, fiable et pragmatique
COMMENT FINANCER NOTRE PROGRAMME ?
L’ensemble de notre programme quinquennal pour le volet investissements d’infrastructures est estimé à 25 milliards de dinars. Les investissements se feront sur 5 ans avec en moyenne un investissement annuel de 5 milliards par an. Nous comptons lefinancer de la façon suivante :
* Par l’émission d’un Emprunt national révolutionnaire destiné à l’ensemble des acteurs économiques tunisiens en Tunisie et à l’étranger : 5 milliards de dinars.
* Par un Plan de soutien et d’investissement des partenaires internationaux de la Tunisie (BAD, Union européenne, G8, etc.) de 20 milliards de dinars.
Pour le remboursement de ces investissements, et au-delà des retours sur investissements que vont générer les infrastructures, nous proposons un échéancier de remboursement sur 7 ans après une période de grâce de 5 ans avec principalement :
* Nationalisation puis privatisation des actifs (après apurement du passif) repris à l’ancien régime en termes de participations et d’actifs immobiliers et fonciers ; à titre d’exemple :
** participations dans Orange Tunisie (50%)
** participations dans Tunisiana (25%)
** Banque Zitouna
** Banque de Tunisie
** Ennakl : Volkswagen - Audi - Porsche -Seat - Kia
** Peugeot
** Ford - Range Rover - Jaguar - Hyunday – Man
** Participations dans les médias : Radio Zitouna, Dar Essabah, Shems FM et autres participations minoritaires.
** Groupe Carthago et diverses autres affaires dont Carthage Ciment.
**Grande distribution, diverses industries, divers biens immobiliers.
* La cession partielle des sociétés publiques à caractère non stratégique Le surcoût au budget de l’Etat relatif aux aides sociales et aux recrutements dans la fonction publique, que nous avons estimé à 1,5 milliard de dinars par an, sera financé de la façon suivante :
* Une lutte massive contre la fraude et particulièrement la fraude fiscale
* Notre plan de relance économique permettra d’atteindre une croissance de 6 à 8 % par an, ce qui va drainer des recettes complémentaires pour l’Etat.
* Une politique d’austérité pour le train de vie de l’Etat (division par dix du budget de la présidence, les voitures de fonction, les avantages en nature, les voyages, les indemnités d’hébergement, etc.)